François Legrand

LEGRAND 168 L'AUBRAC 46 x 65 cm

 

 

Jusqu’au 25 février 2017

La galerie présente une vingtaine de tableaux, notamment des paysages de Beauce, d’Espagne, de l’ile d’Yeu ainsi que des compositions d’atelier.

Né en 1951, François Legrand est initié à la peinture dès l’adolescence par Philippe Lejeune dont il fréquente l’atelier. Disciple et ami du maître, il devient très vite au début des années 70 un pilier de l’Ecole d’Etampes. Peintre officiel de l’Armée et de la Marine, il est vice-président de la Fondation Taylor et fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Presque toujours dans ses tableaux et partout où il est, comme pour nous signifier la seule limite de sa vie d’artiste, François Legrand cherche l’horizon, hors d’atteinte comme la quête de soi. Impatient de rejoindre ce qu’il est, il s’est sûrement croisé sans se reconnaître. Il fallait notre admiration pour le renseigner sur son oeuvre qui nous étonne d’être hospitalière dans les immensités de la Beauce ou les déserts andalous, si familière aussi dans la dramaturgie sourde de son atelier. On s’est battu ici. La beauté a gagné.

« Cette ligne ininterrompue qui va des travaux d’atelier au tableau(…)ne fut brisée par aucune volonté brusque de forcer le ton. C’est la trace de ses pas qui lui montre le chemin. Et voilà que cette peinture étonne, qui ne s’est jamais souciée d’étonner, qu’elle devient actuelle à force de n’être pas à la mode »

Philippe Lejeune (1924-2014)

« En la personne et dans l’art de François Legrand, l’art de peindre ne se contente pas de persévérer timidement, il agrège magnifiquement à lui tout ce qui l’accompagne et qui lui permet, malgré la pollution, de respirer dans la générosité de toujours : la beauté par définition menacée mais toujours renaissante des êtres, des choses, et des lieux… »
Marc Fumaroli de l’Académie française

« François Legrand récuse une figuration de type photographique et illusionniste. L’hyperréalisme sera pour lui une régression, comme si l’on ne voulait plus dire que le superficiel, la pelure de la peau, les tags de l’insertion sociale. Si la juste et sublime ambition est d’aller jusqu’à l’âme, ce ne doit être, selon lui, qu’avec des moyens proprement picturaux. Quelques taches vont reconstituer un œil, un regard, mais celui-ci est et restera d’abord une nécessité picturale (…) L’honneur de François Legrand sera d’avoir osé et voulu peindre selon la plus noble ambition. »

Bruno Foucart, historien de l’art, professeur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne