Philippe Lejeune (1924-2014)

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Jusqu’au 27 avril 2019

Attention, la galerie est fermée exceptionnellement mercredi 17 avril 2019

Huiles, dessins, aquarelles

« Philippe Lejeune fut l’une des figures majeures de la peinture de la seconde moitié du XXe siècle. Après avoir rencontré Maurice Denis en 1941, il intégra les Ateliers d’art sacré, créés dans le voisinage immédiat du musée Delacroix par le théoricien nabi et George Desvallières. Jean Souverbie, qui avait succédé à Denis après sa mort tragique en 1943, devint son nouveau maître et l’encouragea dans son goût pour Picasso.Cette formation à l’ombre du dernier atelier de Delacroix dura six ans, pour se clôturer par un voyage à Tahiti où, en 1948, il effectua le portrait du fils de Paul Gauguin.

Si ses premières compositions convergeaient vers une ambition proche de celle recherchée par Balthus avant guerre, en 1954 Lejeune découvrit Ischia, carrefour cosmopolite où, au large de Naples, se mêlaient les différents courants de l’après-guerre.

Il rejoignait alors Leonardo Cremonini, installé sur l’île, dont l’influence favorisa sa transition avec la peinture probabiliste, et avec qui il partageait une préoccupation pour lui essentielle: le tableau possède en lui-même un pouvoir créateur qui reste à organiser.

Un an avant son exposition à la galerie Durand-Ruel en 1970, la découverte des bidonvilles de Calcutta et sa rencontre avec le père Laborde le boulversa profondément.

A mesure que son inspiration se fera de plus en plus mystique, sa peinture poussera à son paroxysme ce que Delacroix appelait « la musique du tableau » , expression qui, après avoir marqué Gauguin, inspira Denis. »

Jean-Marc Idir, extrait du catalogue de l’exposition Philippe Lejeune, grandeur de l’imperceptible, Editions AdHoc, Ville de Versailles, 2019.