Arno Boueilh

En ce moment et jusqu’au 20 janvier 2018

La galerie présente une trentaine d’oeuvres.
 
Né en 1977, ancien élève de l’Ensba et de l’Ensad, Arno Boueilh s’est installé à Naples depuis une douzaine d’année.
 
Des environs de sa ville, les plus désaffectés, les plus silencieux, aux grands espaces dorés de Toscane loin des sentiers battus, c’est hors saison que les lieux trouvent leur vérité. Ils lui inspirent des paysages dont les formats se sont agrandis et parlent plus fort de la tendresse qu’il met à nous rendre intimes de ce qu’il aime.
 
Comme le témoin pudique d’un ordre caché, Arno Boueilh révèle pour nous la beauté de ces instants fugitifs où l’éternité affleure.

Robert Verluca

Retour à l’accueil

Du 7 novembre au 9 décembre 2017

Si l’atelier de Verluca brûle, à défaut d’emporter le feu comme un autre poète, je crois qu’il sauvera  tubes de couleurs et  pinceaux avant ses tableaux. « Peinture d’abord » disait André Lhote qui se demandait s’il fallait brûler le Louvre!

Ingénieur agronome, né en 1945, il quitte ses activités pour la peinture et fréquente l’atelier de Lejeune qui salue l’originalité de son style et son « audace d’être sincère ». Il n’a depuis rien concédé au long cortège des contempteurs d’une certaine tradition picturale et cherche inlassablement cette beauté « si antique et si neuve » qu’il nous offre dans une oeuvre puissante et hardie.

Notamment inspirée de sa vie sur l’ile d’Yeu, la peinture de Verluca nous révèle l’origine des choses ordonnées dont nous sommes en peine d’admirer les originaux, toutes ces «marques perdues de la vie et son rythme natif »* que l’artiste nous rend assimilable.

Il est lauréat du Grand Prix Fernand Cormon décerné par la Fondation Taylor en 2006.

*Julien Gracq La forme d’une ville , cité par le peintre.

Jean-Louis Filoche

Jusqu’au 21 octobre 2017

La galerie présente une vingtaine d’oeuvres

Né en 1957, ancien élève de l’ENSAA et des Métiers d’art à Paris, Jean-Louis Filoche peint depuis 1970.

Il est lauréat du prix Jacques Thévenot de l’Institut et du prix Charles Oulmont de la Fondation de France. 

De son atelier, installé dans sa Mayenne natale, le peintre est aussi le garde-champêtre d’une campagne immémorielle. Il n’ignore plus rien de la vie des sentiers presque oubliés, topographe de l’imperceptible, qu’il traduit dans un beau langage classique et selon une technique à l’huile très élaborée.

D’où qu’ils viennent, où qu’ils aillent les chemins de Filoche passent par chez nous.En arcadie, j’étais aussi.

André Jude

Jusqu’au 22 juillet 2017

Paysages et scènes de genre

La galerie présente une vingtaine d’oeuvres

Arrière-petit-fils du peintre Mathurin Méheut et élève de Philippe Lejeune dans les années 1990, André Jude, né en 1970, vit en Mayenne à Château-Gontier.

La peinture, comme une manière de vivre, rythme doucement les heures du vieux prieuré où il est installé avec son épouse, elle même peintre de talent, depuis plus de 20 ans. C’est d’ici, au gré des séances entre atelier et jardin, à l’abri de l’impatience et de la fuite du temps, qu’il nous offre d’émouvantes compositions intimistes qu’alternent de lumineux paysages, comme les arrhes d’une éternité que les peintres savent entrevoir pour nous.

Igor Bitman

« Car ce que l’art trouve revient dans le monde, une toute petite goutte de Vie au bout du pinceau de l’artiste ira se verser dans l’Univers, l’agrandissant de la sorte de son volume de goutte »

Irina Linkova

La galerie présente une vingtaine d’oeuvres.

Né à Moscou en1953, Igor Bitman se forme à l’Académie des Beaux-Arts d’Union soviétique. Dissident artistique, son anti-conformisme pictural l’amène à quitter son pays en 1981 pour s’installer en France à partir de 1986.

S’inscrivant dans la grande tradition classique, il ne renie rien de ses goûts qui vont de la Renaissance italienne à Balthus en passant par Poussin et Puvis-de-Chavannes.

Titulaire de nombreuses distinctions, il a notamment reçu le prix Paul-Louis Weiller de l’Institut et le prix Rugal Michailov de la Fondation Taylor.

Comme l’écho d’un langage qui ne veut pas mourir, les visages et les paysages peints de Bitman sont tout autant vestiges que propositions de déchiffrement du réel; aiguisant notre sensibilité, il nous mène à l’admiration.

« Alors même que la peinture était devenue interdite et la beauté taboue, Igor Bitman usait de sa liberté, durement acquise, pour en découvrir les mystères. Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement la maîtrise d’un savoir intellectuel ni la technique mais la redécouverte d’un profond mystère dont l’imaginaire postmoderne peine à concevoir la réalité: celui de la beauté. »

Aude de Kerros

Philippe Lejeune (1924-2014)

Du 14 mars au 29 avril 2017

Vernissage le 16 mars à partir de 18h

La vingtaine d’oeuvres présentée constituait une partie de la prestigieuse collection d’un amateur éclairé.  

Réunies dans les années 1960-70 et jamais publiquement exposées, ces huiles du maître étampois nous révèlent une fois encore l’étendue de son oeuvre foisonnante et libre, jalon incontournable de la modernité picturale du dernier demi-siècle.

Elève dans les années 40 de Maurice Denis et George Desvallières aux Ateliers d’art sacré, Philippe Lejeune ouvrit lui même en 1971 ce qui deviendra le mythique atelier d’Etampes, berceau d’une école devenue célèbre par la qualité des artistes qui s’y rattachent. La Fondation Taylor, dont il fut le charismatique vice-président, lui avait remis son Grand prix Baudry et il avait reçu la médaille d’honneur des Artistes français.

« Ce qui distingue Philippe Lejeune de ses contemporains, c’est qu’il a quelque chose à dire, et qu’il le dit dans un langage pictural très riche et d’une grande hauteur d’esprit »

Jean Souverbie(1891-1981), peintre, membre de l’Institut, Académie des Beaux-Arts.

« Nous qui n’avons plus rien à admirer, sinon ce qui nous reste d’autrefois, comment ne serions-nous pas émerveillés par ce miracle vivant qu’est le peintre Philippe Lejeune? Dépassant le faux dilemme « figuration/abstraction », oubliant la fausse antithèse entre esquisse « chaotique » et tableau abouti et « fini », ce peintre reste toujours à mi chemin entre les extrêmes de notre condition amphibie et il nous invite du regard, en peintre initié et mystérieux, à lui emboîter le pas»

Marc Fumaroli de l’Académie française, président de l’Association des Amis du Louvre

« Lejeune témoigne de ce qui nous reste de vie spirituelle dans un monde gelé, de plus en plus réduit à ses relations mécaniques et qui a remplacé la vie intérieure par la culture»

André Frossard,de l’Académie française.

François Legrand

 

 

Jusqu’au 25 février 2017

La galerie présente une vingtaine de tableaux, notamment des paysages de Beauce, d’Espagne, de l’ile d’Yeu ainsi que des compositions d’atelier.

Né en 1951, François Legrand est initié à la peinture dès l’adolescence par Philippe Lejeune dont il fréquente l’atelier. Disciple et ami du maître, il devient très vite au début des années 70 un pilier de l’Ecole d’Etampes. Peintre officiel de l’Armée et de la Marine, il est vice-président de la Fondation Taylor et fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Presque toujours dans ses tableaux et partout où il est, comme pour nous signifier la seule limite de sa vie d’artiste, François Legrand cherche l’horizon, hors d’atteinte comme la quête de soi. Impatient de rejoindre ce qu’il est, il s’est sûrement croisé sans se reconnaître. Il fallait notre admiration pour le renseigner sur son oeuvre qui nous étonne d’être hospitalière dans les immensités de la Beauce ou les déserts andalous, si familière aussi dans la dramaturgie sourde de son atelier. On s’est battu ici. La beauté a gagné.

« Cette ligne ininterrompue qui va des travaux d’atelier au tableau(…)ne fut brisée par aucune volonté brusque de forcer le ton. C’est la trace de ses pas qui lui montre le chemin. Et voilà que cette peinture étonne, qui ne s’est jamais souciée d’étonner, qu’elle devient actuelle à force de n’être pas à la mode »

Philippe Lejeune (1924-2014)

« En la personne et dans l’art de François Legrand, l’art de peindre ne se contente pas de persévérer timidement, il agrège magnifiquement à lui tout ce qui l’accompagne et qui lui permet, malgré la pollution, de respirer dans la générosité de toujours : la beauté par définition menacée mais toujours renaissante des êtres, des choses, et des lieux… »
Marc Fumaroli de l’Académie française

« François Legrand récuse une figuration de type photographique et illusionniste. L’hyperréalisme sera pour lui une régression, comme si l’on ne voulait plus dire que le superficiel, la pelure de la peau, les tags de l’insertion sociale. Si la juste et sublime ambition est d’aller jusqu’à l’âme, ce ne doit être, selon lui, qu’avec des moyens proprement picturaux. Quelques taches vont reconstituer un œil, un regard, mais celui-ci est et restera d’abord une nécessité picturale (…) L’honneur de François Legrand sera d’avoir osé et voulu peindre selon la plus noble ambition. »

Bruno Foucart, historien de l’art, professeur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne

Jean-Marc Idir

Du 8 décembre 2016 au 14 janvier 2017

Vernissage le jeudi 8 décembre à partir de 18h

L’artiste sera également présent samedi 10 décembre de 15h à 19h

La galerie présente une vingtaine d’oeuvres. Baignées d’une lumière pure et forte, celle de la Corse où il vit depuis plus de vingt ans, les peintures d’Idir nous guident en silence à travers les places et les rues d’Ajaccio que peuplent des palmiers fiers et des empereurs statufiés. Quand il pénètre dans la cathédrale c’est pour sortir de la pénombre La vierge du sacré coeur, ce tableau de Delacroix dont l’histoire passionnante a inspiré au peintre une très belle étude publiée l’an dernier.

L’oeuvre d’Idir nous offre cette résonance irremplaçable, celle qui parle du meilleur de l’homme, cet art lumineux « fossile de l’innocence » dans le brouillard du monde.

Né en 1965, il étudie dès le début des années 80 à l’Ecole supérieure des arts appliqués Duperré puis fut l’élève à l’ENSBA du peintre Cremonini et de Philippe Lejeune à Etampes.

Titulaire de nombreux prix de l’Institut de France et de la Fondation Taylor, celle-ci lui a décerné en 2016 le Prix Renée Bernard.

Il publie en 2015 aux éditions Cohen et Cohen, Delacroix, genèse d’un génie.

« C’est un vrai peintre qui n’a pas besoin d’extravagances pour inventer toujours et dire comme une nouveauté une beauté si ancienne »

Philippe Lejeune 1924-2014

« Quel soulagement de découvrir, malgré les écrans, la publicité, les trafics, les mondanités de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Art, que les peintres n’ont pas disparu, et qu’ils n’ont pas renoncé à nous faire voir le monde avec plusieurs sens à la fois. Jean-Marc Idir et son art retrouvé nous donnent de nouveau les moyens d’embrasser charnellement le monde »

Marc Fumaroli de l’Académie française, président de l’Association des Amis du Louvre.

Jacques Rohaut

du 8 novembre au 3 décembre 2016

vernissage mercredi 9 novembre 2016 à partir de 18h

l’artiste sera également présent samedi 19 novembre de 15h à 19h.

La galerie présente une vingtaine d’oeuvres récentes.

Tous les aspects de la vie maritime sont bons à Jacques Rohaut pour affiner encore cette langue vivante « sans le piège des mots » qu’est la peinture. Plus nerveuse, plus urgente- la mer a plus de contraintes que le paisible atelier d’Etampes- sa peinture n’en finit pas de nous offrir des caps nouveaux, des embarquements vivifiants, de Toulon à Brest, de Djibouti à l’Ile d’Yeu (refuge de l’artiste) des salons grandioses de l’Hôtel de la Marine au puissantes armadas…

Né en 1950 au Maroc, Jacques Rohaut fut dès les années 1970 élève du peintre Philippe Lejeune à Etampes. Peintre officiel de la Marine, il en préside l’association depuis 2014. Il a reçu la Médaille d’or du Salon des Artistes Français, l’Institut et la Fondation Taylor l’ont honoré de leurs prix.

Plusieurs reproductions de ses oeuvres figurent dans le livre Hommage au Bellem par les Peintres officiels de la Marine et les Ecrivains de Marine qui vient de paraître aux éditions Gallimard.

« Jacques Rohaut est de son temps. Il admet l’avion dans le paysage, ne le trouvant pas plus anachronique que la locomotive de la gare Saint-Lazare ne le semblait à Claude Monet. Seul compte le tableau, sa vérité vue à travers le prisme du peintre. La lente évolution que l’on peut suivre dans les tableaux de Jacques Rohaut le conduit vers une spontanéité sincère…

Sans violence et sans impatience, année après année, Jacques Rohaut poursuit son chemin. Peindre pour lui est une raison de vivre, une façon bien personnelle de transmettre cette émotion indéfinissable que secrète le tableau qui n’est pas seulement cette « surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées »

Jean-Paul Caracalla, 1985.

« L’exotisme n’existe pas-Gauguin voyait déjà des tahitiennes à Pont-Aven- c’est ce qui sort de l’oeil du peintre qui fait naître une réalité nouvelle, parce que le regard de Jacques Rohaut, sans le modifier, mais en interférant avec l’objet, le démasque et le décrit sans le définir. C’est un vrai talent au service d’une grande exigence »

Philippe Lejeune (1924-2014)

Antoine Vincent

Antoine Vincent du 20 septembre au 29 octobre 2016

Vernissage le jeudi 22 septembre à partir de 18h

l’artiste sera également présent le samedi 24 septembre de 15h à 19h

La galerie présente une vingtaine d’oeuvres récentes. Il faut un peintre pour rendre assimilable la lumière des soirs de Rome, la mobilité des visages d’enfants, les lectures solitaires surprises au détour d’une porte ou quelques fruits dans un torchon. La vérité de ces sujets vient qu’Antoine Vincent n’imite pas le réel, il le décode pour mieux nous faire soupçonner ce que la beauté cache comme un secret. Il nous donne à voir le souvenir d’une société qui serait aussi un projet d’avenir.

Petit-fils du peintre Maurice Perrot, Antoine Vincent est né à Casablanca (Maroc) en 1956. Après des études classiques et une licence en droit, il entre au  Conservatoire National Supérieur de Musique tout en peignant en solitaire. Sa rencontre avec le peintre Philippe Lejeune, dont il devient l’élève, le détermine à se consacrer entièrement à la peinture.

Sociétaire et médaille d’Or du Salon des Artistes Français, il est membre de la Fondation Taylor qui l’a honoré du Grand Prix René Beja et Peintre Officiel de l’Armée dont il obtient le Grand Prix du Salon. Il vit et travaille à Chartres (Eure-et-Loir).

« Découvrir la peinture d’Antoine Vincent, c’est retrouver le chemin d’une vie heureuse, d’une vie « plus haute » eût dit un mystique espagnol. Tout chez Antoine Vincent célèbre la lumière, la présence, l’instant éternel. Intime et radieux, il rend les ombres caressantes. Dessinateur sensible et billant, il discerne et restitue les moindres nuances de l’atmosphère. La magie de sa palette parait même ralentir le temps, lui rendre la saveur des heures de plénitude. C’est le miracle de la peinture. » Luis Porquet, écrivain.

« Dans ces pays lointains , où on croit encore à l’homme éternel plus qu’au « mutant mondialiste », la reconnaissance de ses pairs a donné à Antoine Vincent cette notoriété à laquelle il a droit. Déjà en son propre village, nous sommes nombreux à reconnaître en lui « un peintre »; ce terme n’a jamais tant de force que lorsqu’il est seul » Philippe Lejeune (1924-2014)

« Au-delà de la maîtrise du métier, il y a chez Antoine Vincent une maturité du regard qui vient d’une grande attention aux êtres, aux choses et surtout aux moments, ceux où s’accomplit le miracle visuel qui les met en profonde concordance, en raisonnante et harmonie… » Joseph Tarrab, journaliste.